Temps de lecture estimé : 8 minutes
Points clés à retenir
- Départ principal entre fin septembre et mi-novembre, pic vers le 15 octobre
- Écart de 3 à 5 semaines entre régions françaises
- Nord et Est partent dès fin septembre, Sud-Ouest jusqu’en décembre
- Hivernage principal en Espagne, Italie et Afrique du Nord
- Retour vers les sites de nidification entre février et avril
Quand partent les étourneaux en France
Sur le chantier, on voit tout de suite si l’automne s’installe pour de bon : le ciel change avant le thermomètre. Les étourneaux partent en général entre fin septembre et mi-novembre, une fenêtre large qui dépend surtout de la météo et de la région où vous habitez.
Fenêtre générale de départ entre fin septembre et mi-novembre
Selon EITP.fr, la fenêtre principale de migration en France s’étend de fin septembre à mi-novembre. C’est un mois et demi pendant lequel les groupes se forment, se déplacent, et finissent par quitter le pays vers des zones plus clémentes.
Cette période large explique pourquoi deux voisins peuvent observer des dates différentes une même année. Le premier verra ses étourneaux filer début octobre, le second les gardera jusqu’en novembre. La règle d’or du métier, c’est de raisonner en plage et non en date fixe.
Pic de migration autour de la mi-octobre
Dans cette fenêtre, un moment concentre l’essentiel des départs. EITP.fr situe le pic autour du 15 octobre, période où les mouvements sont les plus massifs et les plus visibles à l’œil nu.
C’est le moment où les regroupements se multiplient au-dessus des villes et des campagnes. Si vous voulez observer un grand départ, la deuxième quinzaine d’octobre reste le pari le plus sûr.
Variations selon la douceur de l’automne
Un automne doux retarde tout. Un coup de froid précoce accélère tout. En quinze ans de chantiers en extérieur, j’ai appris que la température compte plus que le calendrier pour ce genre de comportement animal.
Maisonreflet.fr cite un seuil autour de 5°C comme déclencheur fréquent du départ. En dessous de ce repère, les groupes s’organisent rapidement pour quitter les lieux.

Pourquoi les étourneaux migrent
Trois raisons expliquent ce mouvement annuel, et elles sont liées entre elles. Comprendre ce mécanisme aide à anticiper les dates plutôt que de les subir.
Baisse des températures
Le froid limite l’activité des insectes et durcit le sol, ce qui complique l’accès à la nourriture. Les étourneaux réagissent vite à ce changement, souvent avant que l’humain ne le ressente au quotidien.
Rareté de la nourriture
C’est une erreur classique que je vois partout : penser que les oiseaux partent uniquement à cause du froid. La rareté de la nourriture pèse tout autant. Vers, larves et insectes se raréfient dans le sol gelé ou détrempé, et les étourneaux doivent chercher ailleurs.
Recherche de zones d’hivernage plus favorables
Le troisième facteur, c’est la recherche active de zones d’hivernage plus favorables, où température et ressources alimentaires restent stables plus longtemps. Ce choix collectif explique la direction prise : plein sud, vers des régions moins marquées par l’hiver.
Le calendrier régional de migration
Avant d’appeler un artisan, vérifiez déjà la météo locale. Pour les étourneaux, c’est pareil : la région change tout. D’une extrémité à l’autre du pays, l’écart de départ atteint 3 à 5 semaines, selon EITP.fr.
Départs plus précoces dans le Nord et l’Est
Biogard situe les premiers départs dès la fin septembre dans le nord de l’Europe, une dynamique qui touche aussi le nord et l’est de la France. Le froid y arrive plus tôt, donc les groupes bougent plus tôt.
Départs plus tardifs en Île-de-France et dans le Centre
En Île-de-France et dans le Centre, le départ se situe plutôt mi-octobre d’après Biogard. Le climat plus tempéré de ces régions laisse davantage de marge avant que les conditions ne se durcissent.
Retard possible dans le Sud-Ouest jusqu’en décembre
Certaines populations du Sud-Ouest patientent jusqu’à début décembre avant de partir, toujours selon Biogard. Genepi confirme cette traîne tardive, avec des retardataires observés entre décembre et janvier dans certains cadrages.
| Zone | Période de départ | Source |
|---|---|---|
| Nord et Est | Fin septembre | Biogard |
| Île-de-France, Centre | Mi-octobre | Biogard |
| Sud-Ouest | Début décembre | Biogard |
| France entière (moyenne) | Fin septembre à mi-novembre | EITP.fr |
Où vont les étourneaux en hiver
Une fois partis, les étourneaux ne s’arrêtent pas au hasard. Ils rejoignent des zones précises, choisies pour leur climat doux et leurs ressources alimentaires.
Sud de l’Europe
Le sud de l’Europe reste la destination la plus courante. Les hivers y sont plus doux, le sol reste meuble plus longtemps, et la nourriture continue d’être accessible.
Espagne et Italie
Genepi cite l’Espagne et l’Italie parmi les destinations privilégiées. Ces pays offrent des plaines agricoles vastes, propices aux immenses rassemblements hivernaux que forment les étourneaux.
Afrique du Nord pour certaines populations
Une partie des populations pousse encore plus au sud, jusqu’en Afrique du Nord. Ce trajet plus long concerne surtout les groupes issus des régions les plus froides d’Europe, qui cherchent un hivernage encore plus clément.
Comment reconnaître un départ imminent
Le détail qui change tout, c’est l’observation des comportements dans les jours qui précèdent un grand départ. Trois signes reviennent chaque année.
Regroupements crépusculaires plus visibles
Les regroupements crépusculaires s’intensifient à l’approche du départ. Les oiseaux se rassemblent en fin de journée sur des lignes électriques, des arbres ou des toits, en nombre croissant de jour en jour.
Vols collectifs plus fréquents
Les vols en groupe se multiplient également en journée, souvent en réponse à un dérangement ou à la recherche d’un nouveau site de repos. Ces mouvements collectifs annoncent une organisation qui précède le grand départ.
Influence des premières vagues de froid
Une première vague de froid, même courte, agit comme un signal de déclenchement. Ne négligez jamais la préparation, c’est 80 % du résultat : dans mon expérience, un coup de froid sur deux ou trois jours suffit souvent à vider un site de rassemblement habituel.
Les murmurations à l’automne
Certains sujets attirent naturellement le regard, et les murmurations en font partie. Elles se produisent surtout dans les semaines qui précèdent le départ définitif.
Ce qu’est une murmuration
Une murmuration désigne ces vols synchronisés de plusieurs milliers d’étourneaux, qui dessinent des formes changeantes dans le ciel. Le phénomène tient à la fois du comportement de groupe et de la recherche d’un abri commun pour la nuit.
Pour visualiser ce phénomène et la logique migratoire qui l’entoure, cette vidéo de Wild Docs détaille le grand voyage des oiseaux migrateurs.
Pourquoi elles sont plus fréquentes avant le départ
Avant la migration, les étourneaux se rassemblent en nombre croissant sur des dortoirs communs. C’est cette concentration qui rend les murmurations plus fréquentes et plus impressionnantes à l’approche de l’automne, entre septembre et novembre selon Artisan-Paris et Maisonfloralis.
Meilleurs moments pour les observer
Le meilleur créneau reste la fin d’après-midi, une heure avant le coucher du soleil, près des zones agricoles ou des roselières où les oiseaux se posent pour la nuit.
Évitez les jours de vent fort, qui dispersent les groupes et réduisent la qualité du spectacle. Une soirée calme et claire donne les meilleures conditions d’observation.
Retour printanier des étourneaux
Le départ n’est jamais définitif pour toutes les populations. Une bonne partie des étourneaux revient chaque année aux mêmes sites, une fois l’hiver terminé.
Période de retour entre février et avril
Les-Oiseaux.com situe le retour vers les sites de nidification entre février et avril. Ce calendrier suit la même logique que le départ : plus la région est douce, plus le retour est précoce.
Différence entre migrateurs et populations sédentaires
Toutes les populations ne migrent pas. Certains étourneaux restent sur place toute l’année, notamment dans les régions au climat doux ou en zone urbaine où la nourriture reste disponible en hiver. Cette distinction entre populations migratrices et sédentaires explique pourquoi vous pouvez croiser des étourneaux même en plein hiver.
Ce que cela change pour l’observation locale
Concrètement, si vous voyez des étourneaux en janvier près de chez vous, ce ne sont probablement pas ceux qui migrent, mais des individus sédentaires ou des groupes venus du nord de l’Europe pour hiverner en France. Le calendrier régional présenté plus haut reste le meilleur repère pour distinguer les deux situations.
Questions fréquentes
Quand les étourneaux partent-ils le plus souvent ?
La majorité des départs se concentrent entre fin septembre et mi-novembre, avec un pic autour du 15 octobre selon EITP.fr. C’est la période la plus fiable pour observer un grand mouvement migratoire en France.
Les étourneaux partent-ils tous au même moment ?
Non. L’écart entre régions atteint 3 à 5 semaines : les groupes du Nord et de l’Est partent dès fin septembre, tandis que certaines populations du Sud-Ouest patientent jusqu’à début décembre.
Où vont les étourneaux quand ils quittent la France ?
Ils rejoignent surtout le sud de l’Europe, notamment l’Espagne et l’Italie, où le climat reste plus doux. Une partie des populations pousse jusqu’en Afrique du Nord.
Quand les étourneaux reviennent-ils au printemps ?
Le retour vers les sites de nidification se situe entre février et avril, selon Les-Oiseaux.com. Les populations sédentaires, elles, restent présentes toute l’année.



